Greek Nightclubbing 19th French

Chaque nuit dans les ivres-îles –
Ô enlèvement des Sabines !
Comètes d’inconsciences nocturnes,

Leurs hanches – dionysiaque idylle -,
Présentent leurs joies Sibyllines
Aux féroces bêtes taciturnes.

Publicités
Greek Nightclubbing 19th French

EU

« J’avais de nouveau oublié mon visage,
Et combien de fois n’ai-je pas oublié l’Amérique ? »
Cette phrase à moi-même en septembre.
Et depuis lors des mois d’ombres et de fuites.

Des schèmes de pôles que je récite
Jusqu’à ce qu’à sec je me vomisse,
Sèmes semés – aimer s’aimer
Dans le train quelque part en Suisse.

^ ^ ^   montagnes   ^ ^ ^

La robe de l’Europe déchirée
Sous la cadence des familles en marche
Comme un pont dans un film burlesque :
La folle image des autoroutes télévisée.

Il suffisait de suivre la courbe du soleil
Comme d’obstinés buveurs de suite
« Ils se sont enfin rappelés que rien n’arrête
La pérégrination vers l’ouest –  existentielle. »

EU

Désacralisé

J’ai voilé les lumières du ciel
Pour faire ternir le moderne
Comme un abat-jour essentiel.

Tu peux maintenant admirer
Qu’aucune lumière naturelle
N’éclaire les visages passagers.

Tu peux boire un jus d’ananas
Légèrement édulcoré
Sur le dur asphalte Ixellois.

Tu peux te rappeler qu’aucune
Longue veste que tu entrevois
Ne fut cousue seule sur la lune.

Sans omettre le ronron-trafic
Où moutonnent les fatigues brunes
Comme des insectes automatiques.

Désacralisé