La Marocaine des Flandres

I.

(Ce n’est pas la digue à Casa c’est un café à Diegem)

Dans l’absurdité formelle de l’administration belge
Elle lessive son voile brun sous la bruine de la ville,
Elle promène son regret de soleil sur le trottoir,
Elle s’en pardonne les lents sommeils de la ruelle.

(Ce n’est pas l’appel d’Allah c’est une sonnette De Lijn)

II.

(Elles portaient des voiles tout rond)

Je trouvais ces femmes de plus en plus belles;
J’avais les cheveux de plus en plus longs.
J’allais chez le coiffeur, qui était un espion,
Puis je courais au café, qui était une nacelle.

Je n’oubliais pas bien entendu d’étudier mes leçons
Qui étaient des factures, ni de payer mes factures,
Qui étaient des leçons – j’aimais aussi la confiture.
Puis je mangeais comme on tète, parce que c’est bon.

(Il mangeait du pain tout long)

 

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La Marocaine des Flandres