J’ai rêvé qu’Elon Musk rachetait Apple

Comme toute la population
(Sauf les mendiants qui ont raison)
J’habite en des appartements
En attendant que la mer monte

Je pourrais sortir mon scaphandre Nike
Et mon masque à gaz Google Glass
Reçu après la messe de l’Apple Store
Le lendemain du saint Vendredi Noir

En attendant que la mer monte
J’étudie les siècles Européens
(Sauf quand je pars aller mendier)
Comme toute la population

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J’ai rêvé qu’Elon Musk rachetait Apple

Nietzsche

Reprise rythmique de l’Introduction d’Angèle K. Marietti du Livre du Philosophe de Friedrich Nietzsche

Une intuition : réussir une civilisation riche en grandes oeuvres
Et sans doute faudrait-il revenir à la musique et à ses pouvoirs rythmiques
Ne visant pas stupidement le bonheur
Le problème du langage est donc repris à sa base
Et sans doute faudrait-il revenir à la musique et à ses pouvoirs rythmiques
Par le maintien du Sublime, par la production de la grandeur
Le problème du langage est donc repris à sa base
Des essais éminemment constructifs et positifs
Présente cette oeuvre de longue haleine comme un commencement
Et sans doute faudrait-il revenir à la musique et à ses pouvoirs rythmiques
Il se demande en effet ce qu’il fallait faire du chaos primitif
Le problème du langage est donc repris à sa base
Pousse plus loin que Kant la critique de la raison humaine
Attaque le processus naturel de nomination
Le problème du langage est donc repris à sa base
Et oppose à la structure le rythme de l’existence
Et sans doute faudrait-il revenir à la musique et à ses pouvoirs rythmiques
Invite à redécouvrir la sagesse de la civilisation grecque archaïque
Le problème du langage est donc repris à sa base
Ainsi l’homme doit-il se maintenir malgré ce qu’il lui est devenu impossible de savoir
L’instinct métaphorique fondamental
Le problème du langage est donc repris à sa base
Ainsi ce n’est pas l’assurance dialectique qu’il enseigne
Mais la suspicion envers la fausse sécurité grammaticale
Aussi ne ferme-t-il pas et s’ouvre encore sur l’horizon infini de l’art
Mais il doit s’oublier dans l’inconscience du sujet
Le problème du langage est donc repris à sa base
Et sans doute faudrait-il revenir à la musique et à ses pouvoirs rythmiques
Discerne deux sortes de forces à l’origine de la pensée consciente
Le problème du langage est donc repris à sa base
La force qui produit la profusion d’images
La force qui choisit le semblable et l’accentue
Le problème du langage est donc repris à sa base
N’est pas homme de dialogue
Conçoit deux structures transcendant l’individu
Appréhende ces structures conceptuelles comme l’effet d’un durcissement
Le langage et la science
Le problème du langage est donc repris à sa base
Contre l’illusion de la conscience du sujet
Contre l’assurance de la conscience réflexive
Et sans doute faudrait-il revenir à la musique et à ses pouvoirs rythmiques
Qui montrent l’homme captif d’une conscience
Le problème du langage est donc repris à sa base
Qui n’est même pas conscience intime d’un corps
Il doit avoir la vue perçante de celui qui connait ce qui fait nécessité
Le problème du langage est donc repris à sa base
Ne peut que dénigrer la forme au bénéfice de la force
Constate et dénonce le structuralisme fondamental de l’homme
Aux problèmes de vérité et de langage dont il n’a fait qu’un seul
Développe une théorie de la connaissance et une critique de la vérité
Le problème du langage est donc repris à sa base
Souhaite une nouvelle génération de philosophe apte à déchiffrer le texte original
Semble ne pas finir de se préciser à lui-même cette tâche
Dénonce par la démythification
Le jeu complexe des structurations dont l’homme est le jouet inconscient
La force créatrice
Dans le supplément au langage qu’est la musique
Le problème du langage est donc repris à sa base
Et sans doute faudrait-il revenir à la musique et à ses pouvoirs rythmiques
Réfléchit au problème de la civilisation
Le problème du langage est donc repris à sa base
L’opposition entre l’homme théorique et l’homme tragique
Entre l’homme de la vérité scientifique et l’homme de la vérité radicale
Le problème du langage est donc repris à sa base
Tente de fixer une physiographie profonde
À fin de connaître les chances qui restent encore à l’homme
Le philosophe doit s’élancer longtemps à l’avance
Ne conçoit pas la sagesse comme une vertu froide
Le problème du langage est donc repris à sa base
Ne la conçoit pas sans la destruction de celle de Socrate
Conçoit le concept ou la structure conceptuelle comme un columbarium
Que la vérité ne peut légitimer le langage
Tandis qu’inversement celui-ci motive au contraire les lois de la pseudo-vérité
En opposant à ces pseudo-vérités des contre-vérités
Se détruisant et se créant perpétuellement
Le problème du langage est donc repris à sa base
La vérité du concept est un évènement du langage
Et sans doute faudrait-il revenir à la musique et à ses pouvoirs rythmiques
Dans la métaphore au sens le plus large

Nietzsche

Le Joli Mai

Je n’ai pas sué ma dernière mue :
Au versant du conscient s’endort
L’eau douce de la soif incolore
Dans lequel l’aquarelle se dilue.

Recherche l’étymologie du mot swaps
Si jamais la peur métamoderne du lent
Te cloue comme un arbre sur un banc,
Ou comme un itinéraire sur Google Maps.

Je n’ai pas encore le grave du sacrifice :
Une nuit entière sur l’écran d’ordinateur
Ce n’est jamais qu’un autre quart d’heure
Dans le sempiternel retour du Quo Vadis.

Le paparazzi de l’apparat – le parasite,
Parsème de rire ce qui reste de ville,
Carrefour où fuse l’ethnie, la folie, l’écran tactile,
As-tu oublié que déjà ta santé hésite ?

Le Joli Mai

Actress

(Bain sombre de la musique électronique,
Lumières bleues qui illuminent les regards)

Dans ta distance adossée, ma sereine,
Suave, arabe, bougie noire,
J’étale la liberté de n’être qu’une
Extase, qui revient ivre voir
Les paupières beiges, les lèvres closes :
Tes velours de peaux perle-ivoires…

(Toute l’étendue de ton indépendance
dans ta robe de fatigue du soir)

Actress

Trying Hapiness II

Être un poème qui marche
Cligner des paupières comme pour laisser tomber une poussière
Des choses simples qu’il fallut que je notasse
Aller saluer les amis-marginaux de la place Sainte Catherine
La beauté d’un billet de cinq euro déchiffonné
Un sac en plastique bleu au pied d’un buisson vert sous un lampadaire la nuit
Être regardé avec admiration par un enfant Indien
Un gitan couché sur des cartons comme à la plage sur la rue Neuve
Le gothique qui fait de la dentelle sur le ciel bleu.
Un couple d’Afro-Américain ou d’Afropéen qui admire une façade Art-Nouveau
La couleur turquoise des vieilles statues du jardin Botanique
Désirer une musulmane langoureusement drapée d’un long voile unicolore
Voir un chien et le trouver rigolo
Des Kazakhsthanais qui vendent des souvenirs kitschs de Bruxelles
La sueur aigre d’un alcoolique dans le métro
Des palmiers à la Bourse le premier Novembre dans la grisaille la plus totale
Les voyages audiovisuels
La signification philosophico-vitale de l’aventure tropico-normale
Apprendre à être anonyme
Trouver des tickets de métro Parisien à Bruxelles

Trying Hapiness II

sans titre

J’aide les génies dans leurs allées
Je m’appelais déjà Karnak sur World of Warcraft
Comme l’antique complexe de Temples en Égypte
Je vois des pharaons dans les chats

Des jolies filles que j’ai plein de fois promené
Dans la multiple et cyclique réalité de ma Chine
C’était médiocre mais le métro m’a bien aidé
À déchiffrer les regards arabes et les racines
Des africains qui étaient malades ou illuminés
J’ai vu des prudes slaves aux foulards suaves
J’ai vu des ouvriers Polonais qui se battaient
J’ai vu des Japonais éperdus et Technicolor
But I’ve never seen these so-called Americans.

J’ai découvert Apollinaire dans les toilettes bouddhiques
191 Avenue des Volontaires
Et aujourd’hui je ne regrette rien
Plus rien ni même de venir aimer la ville avec des ailes.

sans titre